Une tentative de structuration d’une production de légumes bio (2008-2009)

Ce projet de structuration d’une production de légumes bio qui malgré une dynamique partenariale bien construite autour de l’objectif de développer une petite filière de légumes bios (associant la coopérative, un grossiste bio, la chambre d’agriculture, et les producteurs concernés), et un accompagnement technique bien anticipé, ne « prendra » pas vraiment (au contraire du précédent), nous semble assez emblématique des difficultés de coordination entre les maillons du système.

Il achoppe en effet sur les contraintes liées aux exigences de qualité de l’aval et notamment celles liées au calibre des fruits et légumes, qui se traduisent alors par des règles d’agréage rigides. A une époque où les critères sont plus stricts et la bio moins « installée » qu’aujourd’hui, les risques de refus d’agréage (liés à l’irrégularité de fait souvent plus forte des produits en AB, découlant des conduites techniques ou peut-être des conditions de récolte), n’ont pas été palliés par une anticipation d’autres débouchés possibles. Le projet échoue donc en partie faute de parvenir à une (re)définition du partage des risques et responsabilités entre les acteurs engagés (Cambien, 2009 ; Lamine, 2012).

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